Villages, lacs et Armagnac : le Gers vu du terrain

Castéra-Verduzan, village thermal : eaux, église de Castéra-Vieux

Castéra-Verduzan est un village thermal du centre du Gers. La commune est née par ordonnance royale du 11 avril 1821 de la réunion de Castéra-Vivent, de Verduzan et de Laclaverie, autour de l’établissement de bains que l’on venait d’élever en 1817. Le vieux bourg, Castéra-Vieux, garde une église du XIIe siècle inscrite aux monuments historiques.

Le clocher de l’église dominant les toits de Castéra-Verduzan, derrière un carrefour et ses panneaux de direction
Castéra-Verduzan et son clocher à flèche, vus depuis la route. Photo : F123, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Repères

Pays historiquePays d’Auch
IntercommunalitéCommunauté d’agglomération Grand Auch Cœur de Gascogne
Type et fondationCommune créée le 11 avril 1821 (réunion de trois communes) ; pas de date de fondation du village
Type de planVillage neuf du XIXe siècle : maisons mitoyennes alignées sur la route Auch-Condom, parc thermal, église sur une butte
Population1 041 habitants (INSEE, 2023)
Monuments protégésCroix du cimetière de Verduzan : inscrit monument historique le 4 février 1927, construction : XVIe siècle
Église de Castéra-Vieux : inscrit monument historique le 31 mai 1927, construction : XIIe siècle (chapelle du XVe siècle)

Sources et méthode : voir la page Villages du Gers.

Trois villages, un quatrième à bâtir

Castéra-Verduzan est la seule commune du Gers née de la réunion de trois communes sur un quatrième emplacement à construire, selon l’histoire locale publiée par la commune. Les trois entités sont Castéra-Vivent, Verduzan, avec son château aujourd’hui disparu, et Laclaverie, ancienne commanderie de l’ordre du Temple puis des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Au recensement de 1804, elles comptaient 523, 217 et 30 habitants.

Les discussions de regroupement commencent dès 1811. En 1819, le conseil de Laclaverie demande que la nouvelle commune s’appelle Bourbon-les-Eaux et qu’une église soit bâtie près de l’établissement thermal. Le sous-préfet de Condom avance les noms de Castéra-les-Eaux, de Castéra-les-Bains, puis de Castéra-Laclaverie. L’ordonnance royale du 11 avril 1821 retient Castéra-Verduzan. Le maire de Laclaverie, Macary, devient le premier maire et le reste jusqu’en 1836.

Cette date de 1821 est celle de la création de la commune. Elle n’est pas celle d’une fondation de village : le village actuel s’est construit après elle.

Les eaux et l’établissement thermal

Le village s’est développé près de deux sources très proches, l’une sulfureuse, l’autre ferrugineuse, au bord de l’Auloue. En 1817, Jean Sancet, négociant à Auch, vend au marquis Jean-François de Pins-Monbrun les eaux et les bains du Castéra. La famille fait élever l’établissement minéro-thermal sous la direction de Poirée, inspecteur général des Ponts et Chaussées, et remplace un terrain marécageux par un parc bordé d’ormes et de tilleuls.

Le Journal du Gers annonce pour le 5 mai 1820 l’ouverture des bains, avec des baignoires en marbre blanc : 22 pour l’eau sulfureuse et 6 pour l’eau ferrugineuse. L’établissement actuel traite les affections de la bouche et les maladies métaboliques. L’eau sulfureuse sort chaude, à 23 °C, et l’eau ferrugineuse froide. En 1965, il ne restait que sept curistes dans l’année. Les docteurs Garcia et Vergnes relancent alors la station, et Philippe Vergnes crée un service de balnéothérapie buccale, une spécialité qui fait de Castéra, selon la commune, la première station de ce type pour les maladies des gencives.

La crue de l’Auloue du 8 juillet 1977 a durement touché le village. Sa reconstruction a ensuite donné à la station une nouvelle jeunesse. Une place porte la date du 8 juillet 1977.

Un village du XIXe siècle

Le nouveau village s’aligne le long de la route Auch-Condom, assainie pour l’occasion. Les maisons sont mitoyennes, avec un étage et des génoises. Leurs murs mêlent le calcaire des carrières voisines et les pierres du château médiéval des Verduzan, avec des briques en décor ou autour des ouvertures, et un enduit clair qui ne laisse apparaître que les pierres d’angle.

L’église Saint-Blaise, néo-romane, est bâtie sur une butte en 1824. Son clocher à flèche recouverte d’ardoises s’élève au-dessus du porche. Au pied de la côte, une croix de fer forgé sur socle de pierre est dressée dans les années 1830. La halle-mairie, qui abritait aussi l’école, date de 1833 et le couvent des Petites Sœurs de Sainte-Anne de 1831. Le parc Lannelongue porte le monument du docteur Odilon Lannelongue.

Castéra-Vieux et Verduzan, les deux hameaux protégés

À un kilomètre au sud-est du bourg, Castéra-Vieux garde l’église Saint-Blaise du XIIe siècle, inscrite aux monuments historiques par arrêté du 31 mai 1927. La notice officielle décrit une nef rectangulaire, un enfeu du XIVe siècle et une chapelle du XVe siècle, qui s’ouvre sur la nef par une arcade. Le clocher est un clocher-mur, et la fenêtre flamboyante de la chapelle a été restaurée. À l’entrée est du hameau, une croix porte un vœu de 1775 « pour la cessation de la maladie des bestiaux ».

À un kilomètre à l’ouest, Verduzan conserve une chapelle romane et la croix de son cimetière, une croix de pierre du pays inscrite le 4 février 1927. Elle montre le Christ sur une face, la Vierge sur l’autre et saint Pierre tenant une clé sous la branche. L’église de Castéra-Vieux ne se visite pas à l’intérieur. L’extérieur et la chapelle restaurée valent déjà l’arrêt.

Une heure à pied dans le village

  1. Établissement thermal et parc. Le parc, planté d’ormes et de tilleuls à l’origine, entoure l’établissement de 1817.
  2. Rue principale. Observez les maisons mitoyennes, leurs génoises et leurs encadrements de briques.
  3. Église Saint-Blaise et croix de fer forgé. Montez à la butte de l’église de 1824, puis redescendez vers la croix de fer forgé.
  4. Castéra-Vieux, à 1 km. Église inscrite du XIIe siècle, croix de 1775 : comptez 30 minutes de plus avec le trajet.
  5. Verduzan, à 1 km à l’ouest. La chapelle romane et la croix inscrite du cimetière.

Monuments protégés de la commune

  • Croix du cimetière de Verduzan : inscrit par arrêté du 4 février 1927.
  • Église de Castéra-Vieux : inscrit par arrêté du 31 mai 1927.

Carte de Castéra-Verduzan et des villages voisins

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Villages documentés les plus proches

VillagePar la routeÀ vol d’oiseau
Saint-Puy8,1 km, 9 min7,8 km
Lavardens11,0 km, 11 min8,6 km
Valence-sur-Baïse12,8 km, 15 min9,5 km
Terraube17,3 km, 19 min14,3 km
Larressingle22,2 km, 26 min17,7 km

Retrouvez tous les villages comparés sur la page Villages du Gers : bastides, castelnaux et bourgs.

Questions fréquentes

Depuis quand Castéra-Verduzan est-il un village thermal ?

Wikipédia rattache la station à l’époque de Louis XV et dit les eaux connues depuis les Romains. L’établissement actuel a été élevé après son achat en 1817 par la famille de Pins-Monbrun, et les bains ouvrent le 5 mai 1820, un an avant la création de la commune.

Quand la commune de Castéra-Verduzan a-t-elle été créée ?

Par ordonnance royale du 11 avril 1821, en réunissant Castéra-Vivent, Verduzan et Laclaverie. C’est une création de commune, pas une date de fondation du village.

Quels monuments sont protégés à Castéra-Verduzan ?

Deux, inscrits en 1927 : l’église de Castéra-Vieux (arrêté du 31 mai 1927) et la croix du cimetière de Verduzan (arrêté du 4 février 1927).

Combien de temps faut-il pour visiter Castéra-Verduzan ?

Une heure pour le parc, la rue principale et l’église, plus une demi-heure si vous poussez jusqu’à Castéra-Vieux et Verduzan.

Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.

Sources : Wikipédia (article « Castéra-Verduzan », CC BY-SA 4.0), histoire locale publiée sur le site de la commune (textes de Francis Agras), base Mérimée (notices PA00094760 et PA00094761, Licence Ouverte 2.0), INSEE via l’API Géo, consultés le 19 octobre 2026. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors.

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