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Mirande, bastide d’Astarac : plan en damier, tour de Rohan et cathédrale

Mirande est une bastide d’Astarac fondée en 1281 par accord de paréage entre l’abbé de Berdoues et le comte Bernard IV d’Astarac, sous la garantie d’Eustache de Beaumarchais, sénéchal du roi. Son plan en damier, sa place d’Astarac à arcades et son ancienne cathédrale dont le clocher enjambe la rue se parcourent à pied.

Le porche et le clocher de l’ancienne cathédrale de Mirande au-dessus de la rue, avec les maisons voisines
Le clocher de l’ancienne cathédrale Notre-Dame, qui enjambe la rue à Mirande. Photo : Jean-noël Lafargue, Licence Art Libre, via Wikimedia Commons.

Repères

Pays historiqueAstarac
IntercommunalitéCommunauté de communes Cœur d’Astarac en Gascogne
Type et fondationBastide, 1281
Type de planPlan en damier : place centrale à arcades, rues tracées au cordeau, ancienne enceinte à quatre portes
Population3 457 habitants (INSEE, 2023)
Monuments protégésÉglise Notre-Dame : classé monument historique le 28 décembre 1921, construction : fin du XIVe et début du XVe siècle
Tour de Rohan : inscrit monument historique le 19 janvier 1948, construction : XIVe siècle

Sources et méthode : voir la page Villages du Gers.

Une bastide en damier fondée en 1281

Mirande est née en 1281 sur la rive gauche de la Baïse, près du village de Saint-Jean-de-Lézian. Le contrat de paréage, qui partage à parts égales les droits et les profits entre les fondateurs, est signé en 1283. Le roi de France s’associe au paréage et promet son soutien à la ville naissante. Selon l’office de tourisme, la bastide est achevée vers 1288.

Le plan est celui d’une bastide du XIIIe siècle : une place centrale à arcades, des rues tirées au cordeau, un damier encore lisible aujourd’hui. L’enceinte comptait quatre portes. Elles ont en partie subsisté jusqu’au XIXe siècle, et il reste quelques vestiges des anciennes fortifications. Un château comtal se dressait hors des murs.

La ville grandit vite grâce à sa position sur la Baïse. Dès 1297, elle devient la capitale du comté d’Astarac, et sa juridiction s’étend à dix-huit villages, qu’on appelle le Perche de Mirande. En 1283, Bernard IV d’Astarac et son épouse fondent le couvent des Cordeliers à l’extérieur de la ville. Au XVIIIe siècle, Mirande n’a ni évêché ni sénéchaussée, mais elle est connue pour ses foires agricoles.

En langage d’architecte, une mirande, de l’occitan miranda, désigne une tour de guet. Le mot est de la même famille que le verbe latin miror, « voir avec étonnement, admirer ».

L’ancienne cathédrale Notre-Dame

L’église Notre-Dame, de style gothique méridional, domine la ville. Construite de la fin du XIVe au début du XVe siècle, elle comprend une nef de cinq travées, des bas-côtés aménagés en chapelles et une abside polygonale. À l’ouest, un double porche porte le clocher, dont les contreforts et la tourelle d’escalier sont couronnés de clochetons. Des arcs-boutants lancés au-dessus de la rue le soutiennent : l’office de tourisme présente ce porche comme unique en France.

Son titre de cathédrale vient d’un épisode bref. En 1410, le pape la désigne comme siège de l’évêché qu’il crée au profit de l’abbaye de Berdoues, puis la bulle est révoquée trois ans plus tard. L’église garde des stalles, un autel venu de l’abbaye de Berdoues, un vitrail du XVe siècle attribué à Arnaud de Moles, maître verrier des vitraux de la cathédrale d’Auch, et un chemin de croix du peintre Louis Boulanger. Ses orgues ont été construits à partir de 1860 et achevés en 1866. L’église est classée au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1921.

Tours, halle et rues anciennes

La tour de Rohan est le donjon de la résidence urbaine que Bernard IV d’Astarac et son fils Centulle III ont établie au XIVe siècle. La notice officielle y voit un exemple assez rare d’habitation seigneuriale urbaine, construite entièrement en briques. Elle est inscrite depuis le 19 janvier 1948. La tour de l’Horloge, ancienne tour de la maison de l’abbé, surplombe un café de la place d’Astarac, et la tour du Bourreau serait un ancien lieu d’exécutions.

Le centre mêle les époques. Des maisons à colombages datent du temps de la cathédrale, de belles demeures du XVIIIe siècle bordent la place à arceaux, et la halle de la fin du XIXe siècle marie charpente de bois et de fer sous un campanile. La mairie et la sous-préfecture, deux bâtiments Second Empire, rappellent que Mirande est sous-préfecture depuis la Révolution. Une plaque signale le logement d’Alain-Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes.

Musée et bord de Baïse

Le musée des Beaux-Arts et Arts décoratifs réunit des peintures flamandes, italiennes et françaises du XIVe au XXe siècle, des poteries antiques et un riche ensemble de faïences. Il naît du testament de 1832 de Joseph Delort, notable mirandais, et occupe ses locaux actuels depuis 1983.

Près du pont Louis XV, qui franchit la Baïse, on voit l’ancien moulin. Mirande a obtenu le label Cittaslow en 2011, première ville de Midi-Pyrénées à le recevoir.

Une heure à pied dans le village

  1. Place d’Astarac. Le kiosque, les arcades et la tour de l’Horloge posent le plan en damier.
  2. Halle de la fin du XIXe siècle. Une charpente mixte de bois et de fer, sous un campanile.
  3. Ancienne cathédrale Notre-Dame. Passez sous le porche, levez la tête vers les arcs-boutants et le clocher.
  4. Tour de Rohan. Un donjon urbain du XIVe siècle, tout en briques.
  5. Vestiges des fortifications et tour du Bourreau. Cherchez les traces de l’enceinte percée de quatre portes.
  6. Pont Louis XV et ancien moulin. La boucle s’achève au bord de la Baïse.

Monuments protégés de la commune

  • Église Notre-Dame : classé par arrêté du 28 décembre 1921.
  • Tour de Rohan : inscrit par arrêté du 19 janvier 1948.

Carte de Mirande et des villages voisins

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Villages documentés les plus proches

VillagePar la routeÀ vol d’oiseau
Berdoues7,7 km, 10 min5,7 km
Montesquiou11,3 km, 13 min8,5 km
Barran16,9 km, 22 min12,0 km
Tillac16,7 km, 20 min12,4 km
Bassoues19,6 km, 24 min14,1 km

Retrouvez tous les villages comparés sur la page Villages du Gers : bastides, castelnaux et bourgs.

Questions fréquentes

Que visiter à Mirande ?

Dans l’ordre d’une promenade d’une heure : la place d’Astarac et sa tour de l’Horloge, la halle, l’ancienne cathédrale Notre-Dame (classée en 1921), la tour de Rohan (inscrite en 1948), les vestiges de l’enceinte, puis le pont Louis XV. Le musée des Beaux-Arts demande une visite à part.

Où se trouve Mirande ?

Mirande est la sous-préfecture du sud du Gers, en pays d’Astarac, sur la Baïse. On y arrive d’Auch en 26,8 km par la route, soit environ 31 minutes.

Mirande est-elle une vraie bastide ?

Oui. Elle a été fondée en 1281 et son plan en damier, avec sa place centrale à arcades et ses rues au cordeau, reste lisible.

Que signifie le nom de Mirande ?

Selon Wikipédia, une mirande, de l’occitan miranda, désigne une tour de guet. Le mot est de la même famille que le verbe latin miror, « voir avec étonnement, admirer ».

Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.

Sources : Wikipédia (article « Mirande », CC BY-SA 4.0), office de tourisme Cœur d’Astarac en Gascogne, base Mérimée (notices PA00094864 et PA00094865, Licence Ouverte 2.0), INSEE via l’API Géo, calcul d’itinéraire OSRM sur données OpenStreetMap, consultés le 19 octobre 2026. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors.

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