Le château de Caumont : brique et Renaissance à Cazaux-Savès
Le château de Caumont, à Cazaux-Savès, associe des éléments médiévaux à un ensemble de style Renaissance, au milieu d’un parc de 50 hectares. Trois grandes ailes s’ouvrent sur une cour intérieure bordée de deux tourelles hexagonales à toiture en bulbe. Le château et ses communs sont classés monument historique depuis le 30 mai 1984.

Repères
| Époque | Renaissance (XVIe siècle), avec des reprises du XVIIe et du XIXe siècle |
|---|---|
| Dates de construction | La base Mérimée retient 1525 à 1535 (datation discutée) ; aile sud refaite en 1658 après un incendie ; faux mâchicoulis et créneaux des pavillons ajoutés en 1830 |
| Protection | Partie du parc inscrite par arrêté du 17 avril 1947 ; château et bâtiment des communs classés par arrêté du 30 mai 1984 |
| Architecte | Attribué traditionnellement à Nicolas Bachelier, Dominique Bachelier étant aussi envisagé |
| Commune | Cazaux-Savès |
| Adresse ou situation | À 12 km au sud-ouest de L’Isle-Jourdain et à 7 km au nord de Samatan |
Retrouvez tous les monuments protégés du département dans le tableau des monuments du Gers.
Un château de brique entre deux époques
Le château est composé de deux corps. À l’entrée, la partie la plus ancienne, d’architecture médiévale, date du XVe siècle : c’est ce qui reste du château fort d’origine. Le bâtiment carré qu’elle protège est plus tardif et de style Renaissance. Son grand volume de brique rouge et ses hautes toitures d’ardoise émergeant d’une futaie lui ont valu des surnoms : « château de la Loire en Gascogne toulousaine » ou « château de la Belle au bois dormant en bord de Save ».
Les façades sur cour alternent pierre et brique. Les élévations extérieures, plus austères, gardent une préoccupation défensive. Quatre pavillons de plan losangé, couverts d’ardoise à quatre pans, flanquent les angles. Au sud, une coursière, c’est-à-dire une galerie extérieure, repose sur de robustes consoles sculptées, comme dans certains hôtels particuliers toulousains. Depuis cette galerie, on admire le parc et ses cèdres du Liban.
À l’intérieur, un grand escalier occupe la largeur du bâtiment, avec des voûtes de brique. Deux étages de sous-sols voûtés rappellent l’activité du château, qui employait de nombreux domestiques jusqu’au milieu du XXe siècle.
De Gaston Fébus aux Castelbajac
La première fortification date du XIIe siècle, à la frontière des comtés de Comminges et de l’Isle-Jourdain. Le château actuel s’élève sur les vestiges d’un château fort ayant appartenu à Gaston Fébus. La seigneurie entre dans la maison de Nogaret de La Valette par le mariage de Marguerite de l’Isle et de Pierre de Nogaret, le 21 avril 1521. Jean-Louis, duc d’Épernon, favori du roi Henri III et compagnon d’Henri IV, naît au château de Caumont.
La date de construction de 1525 à 1535 que retient la base Mérimée est discutée : stylistiquement, le château pourrait dater de la seconde moitié du XVIe siècle. L’aile sud détruite par un incendie en 1658 est reconstruite dans un style classique plus affirmé, avec bossage et travées rythmées.
Au début du XIXe siècle, James de Mac-Mahon et son épouse font installer pour les salles du rez-de-chaussée un décor de style troubadour, exemple unique en Gascogne. À la fin du siècle, Gaston de Castelbajac restaure le corps de logis principal et remplace le toit de tuiles par de l’ardoise, matériau peu courant dans la région. Depuis 1980, la famille de Castelbajac restaure le château et l’ouvre au public pour des visites et des événements.
Le parc et la glacière
Le parc de 50 hectares compte des arbres remarquables, dont un chêne d’environ 450 ans à droite en montant l’allée. Dans la première moitié du XIXe siècle, la marquise de Castelbajac fait planter sur environ dix hectares des essences alors nouvelles : cèdres du Liban, micocouliers, arbres de Judée, sophoras et palmiers. Une glacière en briques roses, construite vers 1850 pour conserver la glace, a été restaurée en 1995 et fait partie du circuit de visite. Le parc participe aux Rendez-vous aux jardins depuis 2003.
Carte : Château de Caumont et ses voisins
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À voir dans les environs
| Lieu | Par la route | Type |
|---|---|---|
| Samatan | 12,8 km, 20 min | Village |
| Gimont | 18,3 km, 28 min | Village |
| Lombez | 15,5 km, 24 min | Village |
| Cologne | 27,2 km, 36 min | Village |
Les villages sont décrits sur la page Villages du Gers.
Questions fréquentes
Où se trouve le château de Caumont ?
À Cazaux-Savès, à 12 km au sud-ouest de L’Isle-Jourdain par la D 634 et la D 610, et à 7 km au nord de Samatan par la D 39.
De quand date le château de Caumont ?
La base Mérimée l’édifie de 1525 à 1535. La partie d’entrée, plus ancienne, date du XVe siècle, l’aile sud a été reconstruite en 1658 et les pavillons ont reçu leurs faux créneaux en 1830.
Qu’est-ce qui est protégé à Caumont ?
Le château et le bâtiment des communs, classés par arrêté du 30 mai 1984, et une partie du parc, inscrite par arrêté du 17 avril 1947.
Quel est le décor intérieur le plus rare ?
Le décor de style troubadour des salles du rez-de-chaussée, installé au début du XIXe siècle. C’est un exemple unique en Gascogne.
Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.
Sources : Wikipédia (article « Château de Caumont », CC BY-SA 4.0), base Mérimée (notice PA00094766, Licence Ouverte 2.0), consultés le 19 octobre 2026. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors.
