Villages, lacs et Armagnac : le Gers vu du terrain

Gimont : bastide de 1265, halle sur la route nationale et chapelle de Cahuzac

Gimont est une bastide du Gimoès, née d’un paréage conclu le 25 janvier 1265 entre l’abbé de Planselve et le sénéchal d’Alphonse de Poitiers. Six édifices y sont protégés : une halle sous laquelle passe la route nationale, une église de brique inscrite en 1939, deux maisons à pans de bois, le château de Fontenilles et la chapelle de Cahuzac.

Repères

Pays historiqueGimoès
IntercommunalitéCommunauté de communes des Coteaux Arrats Gimone
TypeBastide
Fondation1265 (paréage)
Population3 146 habitants (INSEE, 2023)
Superficie27,9 km²
Monuments protégés6 (base Mérimée)

Gimont se classe au 9e rang des 458 communes du Gers par la population. Elle compte 6 monuments protégés : 7 communes du Gers en comptent au moins autant, sur les 164 qui ont au moins un monument protégé. Sources et méthode : voir la page Villages du Gers.

Histoire en bref

L’abbaye cistercienne de Planselve est fondée en 1142 : Géraud de Brouilh, sa femme et ses enfants donnent à l’abbé de Berdoues des terres dans la forêt appelée Planasilva. La bastide naît en 1265 près de l’abbaye. Elle s’appelle d’abord Francheville, et le comte et la comtesse de Toulouse paient sa construction. L’abbé et le monastère se réservent les églises qui seront bâties.

Gimont reçoit une charte de coutumes en 1274, confirmée en 1280. Le contrat prévoyait de rendre les terres à l’abbaye si la ville ne se peuplait pas. Il ne reste de l’abbaye que de maigres vestiges, sur la rive gauche de la Gimone, en domaine privé. Un autre vestige est l’ancien palais des évêques de Lombez, à l’ouest de la ville : François Ier y crée en 1545 une annexe du séminaire de Lombez, et il en subsiste une construction à tour hexagonale.

À voir à Gimont

La halle

La notice officielle décrit une halle du XIIIe siècle, rehaussée et remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles (dates relevées : 1331, 1757 et 1875). L’édifice est rectangulaire, à trois nefs, avec quatre rangées de sept colonnes octogonales qui portent la charpente. Sa particularité : la route nationale passe sous ses arcades. Elle est inscrite depuis 1978.

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption

L’église est entièrement construite en briques, sur le modèle des édifices de la région toulousaine : nef unique, chapelles entre les contreforts, chevet polygonal à sept pans avec chapelles rayonnantes, voûtes d’ogives. Au nord de la troisième travée, un clocher imite ceux de Saint-Sernin et des Jacobins de Toulouse. Sa construction est prévue dans un accord de 1292 entre les consuls et le syndic de l’abbaye.

Les maisons à pans de bois

Deux maisons du XIVe siècle sont inscrites. L’une, à l’angle de la rue Nationale et de la rue de l’Arceau, l’est depuis 1960, avec des façades en pans de bois et briques. L’autre, inscrite en 1927, a conservé une façade en pans de bois sous un grand toit.

La chapelle Notre-Dame de Cahuzac

La chapelle est érigée au début du XVIe siècle, après l’apparition en 1513 d’une Vierge de pitié dans un ormeau, vue par un berger. C’est un lieu de pèlerinage depuis le XVIe siècle. Son architecture de transition entre le gothique et la Renaissance, son décor peint et sculpté lui valent une inscription en 2017.

Le château de Fontenilles

Ce domaine privé est lié à la famille Decis, dont un membre fut avocat au Parlement de Toulouse au XVIIe siècle. Il a été transformé surtout au XVIIIe siècle. Le château s’inscrit dans un ensemble qui comprend des communs, un pigeonnier et une allée de chênes, inscrit depuis 1999.

Monuments protégés : construction et protection

MonumentConstructionProtection
ÉgliseXIVe et XVe sièclesinscrit 1939
HalleXIIIe, XVIIIe et XIXe siècles (1331, 1757, 1875)inscrit 1978
MaisonXIVe siècleinscrit 1960
MaisonXIVe siècleinscrit 1927
Château de FontenillesXVIIIe siècleinscrit 1999
chapelle Notre-Dame de Cahuzacdébut du XVIe siècleinscrit 2017

La date de construction et la date de protection d’un édifice sont deux choses distinctes : la protection est un arrêté pris des siècles après la construction.

Carte de Gimont et des villages voisins

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Villages documentés les plus proches

VillagePar la routeÀ vol d’oiseau
Castelnau-Barbarens19,6 km, 21 min12,8 km
Mauvezin17,0 km, 21 min13,1 km
Cologne16,0 km, 24 min13,7 km
Samatan16,6 km, 17 min14,4 km
Lombez20,5 km, 22 min17,1 km

Retrouvez tous les villages comparés sur la page Villages du Gers : bastides, castelnaux et bourgs.

Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.

Sources : Wikipédia (article « Gimont », CC BY-SA 4.0), base Mérimée (notices PA00094804, PA00094805, PA00094806, PA00094807 et 2 autres, Licence Ouverte 2.0), INSEE via l’API Géo. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors. Données au 20 octobre 2026.

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