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Le château de Flamarens : logis carré, tours rondes et mâchicoulis

Le château de Flamarens est un logis carré flanqué de tours rondes, en Lomagne. Un bail de construction est daté de 1469, sur le site d’un castrum mentionné dès 1289. Il est classé monument historique depuis le 9 mars 1965 et une campagne de restauration a commencé en 1983.

Le château de Flamarens, avec son logis carré et sa tour ronde
Le château de Flamarens, en Lomagne. Photo : René Hourdry, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Repères

ÉpoqueUne partie du logis peut dater de la fin du XIIIe siècle ; XVe et XVIe siècles ; fenêtres transformées au XVIIIe siècle
Dates de constructionBail de construction de 1469, construction achevée en 1470, agrandissement à partir de 1535
ProtectionClassé monument historique par arrêté du 9 mars 1965
ArchitecteMaçons limousins : Jean de Cazanove (bail de 1469), puis Georges Dauzière (à partir de 1535)
CommuneFlamarens
Adresse ou situationFlamarens (Gers), en Lomagne

Retrouvez tous les monuments protégés du département dans le tableau des monuments du Gers.

Le village et sa situation

Flamarens est une commune de Lomagne située sur l’ancienne route nationale 653, entre Valence (Tarn-et-Garonne) et Fleurance, à la limite du Tarn-et-Garonne. Elle compte 133 habitants en 2023, après un pic de 547 habitants en 1831. Elle abrite deux monuments protégés : le château, classé en 1965, et l’église Saint-Saturnin, inscrite en 1993.

Un bail de construction très concret

Les Grossolles possèdent la seigneurie de Flamarens. En 1466, Jean de Grossolles, nouveau propriétaire, dispose d’environ 8 000 hectares de terre, dont 2 000 cultivés. Il décide en 1469 de construire un château neuf sur l’emplacement du castrum attesté en 1289, et convoque pour cela un maçon limousin, Jean de Cazanove.

Le bail à ouvrages est précis : Jean de Cazanove s’engage à bâtir en deux ans un corps de logis de deux pièces et un donjon, aujourd’hui la tour d’escalier, contre 241 écus d’or, 50 mesures de blé, 21 pipes de vin rouge, 3 pipes de piquette, 5 vaches, 7 porcs, et des poules, des canards et des oies. En 1535, Barnard de Grossolles agrandit le château avec un autre maçon limousin, Georges Dauzière : les murs de deux pièces du XIIIe siècle sont surélevés sur trois niveaux et une énorme tour de 12 mètres de diamètre s’ajoute.

Un château militaire de Gascogne

Le château se compose d’un corps de logis flanqué, à l’un des angles, d’une tour ronde coiffée d’un mâchicoulis. Une tour d’escalier faisait saillie sur la façade ouest. Un chemin de ronde avec mâchicoulis et créneaux couronne les murs et les tours. Plusieurs étapes de construction sont visibles : une partie du logis peut dater de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, avoir été transformée au XVe et complétée au XVIe. À l’intérieur, un vestibule voûté mène à un escalier à vis qui dessert les étages. Au XVIIIe siècle, le premier étage est transformé au goût de l’époque.

La notice y voit un exemple d’architecture militaire de Gascogne, où se remarque l’influence du Quercy et du Périgord, apportée sans doute par l’un des maîtres d’œuvre. Un dicton local résumait l’aspect du lieu : « Lo castèt de Flamarens, bèt dehore, bèt deguéns », le château est beau dehors comme dedans.

Un château d’apogée au XVIIe siècle

On situe l’apogée du château au XVIIe siècle. Il était alors la résidence préférée de la marquise Marie-Françoise de Flamarens, parente de Madame de Sévigné. En 1609, un Jean de Grossolles avait épousé Françoise d’Albret, cousine d’Henri IV, ce qui rattache la branche de Flamarens à celle des Bourbons et lui permet de porter les armes de France écartelées dans son blason.

Abandon, foudre et restauration

Le château se dégrade déjà : en 1851, le poète agenais Jasmin renverse le dicton en « beau dehors, laid dedans ». La lignée des Grossolles de Flamarens s’éteint en 1878 avec la mort du comte Jules Alexandre, sénateur du Gers. Le château est vendu en 1882 et appartient à la famille Galard-Magnas jusqu’en 1963. Elle l’habite jusqu’aux années 1920-1930, puis l’abandonne : les toitures sont en trop mauvais état.

Un incendie provoqué par la foudre, en juin 1943, brûle la plus grande partie des toitures. Dans les années 1960, le château est vendu en pièces détachées : cheminées en marbre, carrelage, parquet, poutres. En 1963, M. Coustaing, dentiste à Paris, le rachète et fait des travaux de sauvegarde : la moitié de la toiture de la partie du XVe siècle est refaite, puis les trois fenêtres à meneaux de la grosse tour en 1970. En 1983, la famille Gadel, qui l’achète par une société civile immobilière familiale, commence une nouvelle campagne de restauration. Dans le village, l’église Saint-Saturnin, du XVIe siècle, a un clocher-mur à deux arcades ; elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1993.

Carte : Château de Flamarens et ses voisins

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Les villages sont décrits sur la page Villages du Gers.

Questions fréquentes

De quand date le château de Flamarens ?

Un castrum est mentionné sur le site en 1289 et une partie du logis peut dater de la fin du XIIIe siècle. Le bail de construction du château actuel est daté de 1469 et la construction s’achève en 1470.

Que s’est-il passé en 1943 à Flamarens ?

En juin 1943, la foudre a provoqué un incendie qui a failli achever le château, déjà abandonné depuis les années 1920.

Le château de Flamarens est-il classé ?

Oui, par arrêté du 9 mars 1965.

À quoi ressemble le château ?

À un logis carré flanqué de tours rondes, avec un chemin de ronde à mâchicoulis et créneaux. Une tour d’escalier saillait sur la façade ouest.

Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.

Sources : Wikipédia (section « Lieux et monuments » et « Histoire » de l’article « Flamarens », CC BY-SA 4.0), base Mérimée (notice PA00094798, Licence Ouverte 2.0), consultés le 19 octobre 2026. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors.

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