L’escalier monumental d’Auch : 374 marches entre ville haute et ville basse
L’escalier monumental d’Auch relie la ville haute à la ville basse sur 35 mètres de dénivelé. Il compte 374 marches avec les doubles volées, mais 233 suffisent pour un trajet direct. Les travaux commencent en 1858, l’ouvrage est inauguré en 1863, et il est inscrit monument historique depuis le 16 juin 1994.

Repères
| Époque | XIXe siècle (troisième quart) |
|---|---|
| Dates de construction | Travaux commencés en 1858, inauguration en 1863 |
| Protection | Inscrit monument historique par arrêté du 16 juin 1994, à l’exclusion de l’œuvre contemporaine installée au niveau supérieur |
| Architecte | Auteur du projet réalisé inconnu : Léopold Gentil, architecte du département, avait traduit en plans le souhait du préfet et de l’archevêque, mais l’escalier bâti ne correspond pas à ces plans |
| Commune | Auch |
| Adresse ou situation | De la place Salinis au boulevard Sadi-Carnot, à Auch |
Retrouvez tous les monuments protégés du département dans le tableau des monuments du Gers.
Un chantier pour dégager la cathédrale
Après le coup d’État du 2 décembre 1851, le préfet Paul Féart embellit Auch. Un conseiller municipal demande de « créer des chantiers afin de donner de l’ouvrage à ceux qui en manquent », et un projet préfectoral est adopté le 28 août 1855 par le conseil général puis le 18 août 1857 par le conseil municipal. Il apporte à la ville l’eau courante et le gaz, et met la cathédrale en valeur.
Le préfet et l’archevêque Antoine de Salinis veulent dégager la cathédrale et relier deux quartiers séparés par une pente difficile. Le tribunal et les prisons déménagent, le quartier des chanoines et le cloître sont rasés, et la future place Salinis est plantée de micocouliers. L’escalier est construit avec du calcaire des carrières du Serrot, à Leboulin, et avec des pierres de la chanoinie en réemploi. Sept fontaines profitent des travaux d’adduction d’eau de la ville.
Un parcours en terrasses
Depuis la place Salinis, deux volées convergentes descendent vers une première esplanade, puis une volée centrale et deux volées divergentes mènent à une deuxième terrasse, avant une dernière volée centrale ponctuée de trois paliers jusqu’au boulevard Sadi-Carnot. La place Salinis, fermée par des balustrades de pierre, forme un premier balcon sur la ville basse.
Sur la première esplanade, L’Observatoire du temps, une sculpture en fonte de Jaume Plensa, rappelle les inondations de 1977 en Gascogne et égrène les mots de l’Ancien Testament sur le déluge. Au sud, la rue Vieille Pousterle aligne des maisons médiévales. Au nord, les jardins en terrasses de l’hôtel de la Préfecture, ancien palais archiépiscopal, bordent l’escalier. Sur la dernière terrasse domine la statue monumentale de d’Artagnan, œuvre de Firmin Michelet datée de 1931. Au centre du mur de soutènement, une niche en cul-de-four abrite une fontaine et un bassin.
Où il se trouve et comment il est protégé
L’escalier est en surplomb de la rive gauche du Gers, dans une entaille de la colline de la ville haute. Il descend de la place Salinis, au sud de la cathédrale Sainte-Marie et de la tour d’Armagnac, jusqu’au boulevard Sadi-Carnot, entre le pont du Prieuré et le passage Saint-Pierre. La notice officielle décrit, en montant depuis le boulevard, une première terrasse occupée par la statue de d’Artagnan, dans un jardin dont les angles portent deux banquettes en demi-cercle, puis des volées doubles qui mènent à une seconde terrasse, avec une autre fontaine. Elle annonce 330 marches, là où l’article de référence en compte 374 avec les doubles volées.
Deux protections se superposent. L’escalier est inscrit monument historique par arrêté du 16 juin 1994. L’ensemble formé par l’escalier, ses terrasses, les bassins, les plantations des abords et la place Salinis est en outre classé au titre des sites par arrêté du 1er juin 1943.
Un ouvrage fragile, restauré
La pierre est friable et l’emplacement instable. Les inondations de 1897 et de 1977 ont fragilisé l’escalier, et en 1977 une partie s’est effondrée au-dessus de la rue Charras. Des travaux de confortement puis de réhabilitation ont suivi. Un partenariat est conclu en 2009 entre la ville d’Auch et la Fondation du patrimoine pour les financer. L’escalier et ses terrasses ont retrouvé la pierre blonde du Gers et des jardins renouvelés, avec des arbres de Judée et 420 plants de vigne de Saint-Mont plantés en 2017.
La cathédrale Sainte-Marie se trouve juste au nord de la place Salinis.
Carte : Escalier monumental d’Auch et ses voisins
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À voir dans les environs
| Lieu | Par la route | Type |
|---|---|---|
| Cathédrale Sainte-Marie d’Auch | quelques minutes à pied | Monument |
| Pavie | 6,1 km, 9 min | Village |
| Montaut-les-Créneaux | 12,2 km, 21 min | Village |
| Barran | 15,9 km, 23 min | Village |
Les villages sont décrits sur la page Villages du Gers.
Questions fréquentes
Combien de marches compte l’escalier monumental d’Auch ?
Il compte 374 marches avec les doubles volées. Pour relier la ville basse à la ville haute en ligne directe, 233 marches suffisent. La notice officielle de 1994 en annonce 330.
Quand l’escalier monumental d’Auch a-t-il été construit ?
Les travaux commencent en 1858 et l’escalier est inauguré en 1863.
Qui est la statue en haut de l’escalier ?
C’est Charles de Batz de Castelmore, dit d’Artagnan, gascon célèbre. Elle est l’œuvre de Firmin Michelet et date de 1931.
L’escalier monumental d’Auch est-il protégé ?
Oui. Il est inscrit monument historique par arrêté du 16 juin 1994, à l’exclusion de l’œuvre contemporaine installée au niveau supérieur.
Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.
Sources : Wikipédia (article « Escalier monumental d’Auch », CC BY-SA 4.0), base Mérimée (notice PA00132674, Licence Ouverte 2.0), consultés le 19 octobre 2026. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors.
