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Castelnau-Barbarens : castelnau circulaire, embans et panorama pyrénéen

Castelnau-Barbarens est un castelnau gersois, c’est-à-dire un village de forme circulaire bâti autour de son château, en position dominante. Ses rues s’étagent en terrasses concentriques sur un éperon qui surplombe la vallée de l’Arrats, à moins de vingt kilomètres d’Auch. Le château a disparu, mais sa tour sert de clocher.

La tour carrée de l’ancien château de Castelnau-Barbarens, devenue clocher, sous un ciel bleu
La tour de l’ancien château, devenue clocher de l’église. Photo : Spechcontal, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Repères

Pays historiquePays d’Auch (comté d’Astarac)
IntercommunalitéCommunauté d’agglomération Grand Auch Cœur de Gascogne
Type et fondationCastelnau, XIIe siècle ; date exacte non établie
Type de planCastelnau circulaire : rues en terrasses concentriques autour d’un piton, passages couverts (embans)
Population596 habitants (INSEE, 2023)
Monuments protégésAucun monument historique protégé sur la commune (base Mérimée)

Sources et méthode : voir la page Villages du Gers.

Un castelnau du comté d’Astarac

Le nom de Castelnau-Barbarens se traduit littéralement par « nouveau château fort sur un site barbare ». Le site est occupé de longue date : des vestiges gallo-romains, comme la villa du Taros, et du mobilier préhistorique le prouvent. Mais c’est au XIIe siècle que le castelnau est fondé et devient une place forte du comté d’Astarac.

Les coseigneurs, Bernard Ier, comte d’Astarac, et Guillaume Arnaud Desbarats, conviennent d’édifier à parts égales le « Château Neuf » de Barbarens. Le site, difficile d’accès, est choisi pour éviter toute invasion : le donjon repose sur un piton rocheux au centre de la plate-forme supérieure. Avec Durban, Moncassin et Villefranche-d’Astarac, Castelnau-Barbarens est l’une des quatre châtellenies de l’Astarac dès le XIIe siècle.

Pour attirer la population, les coseigneurs promettent aux familles de les protéger, et le village se construit autour du château. La famille Desbarats, puis les comtes d’Astarac, puis les comtes d’Uzès abandonnent peu à peu leur emprise féodale, et les habitants deviennent maîtres de leur destin.

Un château qui a laissé sa tour

Les rares vestiges montrent un château de trois tours crénelées reliées par de gros murs. À l’ouest, deux tours gardaient la vallée. La tour qui subsiste, à l’est, protégeait l’unique accès au château et pouvait abriter des archers. Sa partie supérieure a été reconstruite plus tard.

Pierre à pierre, le château s’effondre. En 1850, il n’en reste qu’un amas informe qui nourrit la légende, d’où émerge une tour carrée de 22 mètres de haut. Les habitants l’ont reconvertie en clocher en perçant deux portes en arc brisé à sa base. L’église actuelle est élevée à partir de 1865 à l’emplacement du château (Wikipédia donne ailleurs la date de 1867), et l’ancienne église Saint-Nicolas, place d’Uzès, devenue trop petite pour 1 184 habitants, est détruite.

La chapelle votive Notre-Dame-de-Pitié a été épargnée. Son abside date du XIIe siècle. En saison, on y trouve une exposition d’artisanat local et le bureau d’information touristique.

Embans et pousterles : lire le village

Les ruelles se déroulent en colimaçon et en gradins vers la vallée. Elles forment des terrasses concentriques avec des passages couverts, les embans, et de petites ruelles à forte pente, les pousterles. On y retrouve des traces de tour-portes et des maisons à pans de bois en matériaux traditionnels. Le village affiche deux fleurs au titre des Villes et villages fleuris.

Au fil des ruelles, le village rend hommage à celles et ceux qui ont écrit son histoire : Bernard Ier et son épouse Longuebrune d’Astarac, fondateurs du château, la famille d’Uzès, dernière propriétaire, et Édouard Lartet, paléontologue né en 1801 dans le hameau de Saint-Guiraud.

L’église Sainte-Quitterie, qui domine le village, est entourée d’une petite promenade qui offre un panorama sur la chaîne des Pyrénées. Le village a atteint un pic de 1 474 habitants en 1831. Il en compte 596 en 2023.

Prolonger à pied

Quatre itinéraires balisés forment des boucles de 8 à 10 kilomètres autour du village et conviennent à tous. L’office de tourisme Grand Auch Cœur de Gascogne propose un plan de déambulation du village et des visites guidées.

Une heure à pied dans le village

  1. Tour-clocher de l’ancien château. La tour carrée de 22 mètres, devenue clocher de l’église Sainte-Quitterie, garde ses deux portes en arc brisé.
  2. Église et promenade panoramique. Faites le tour de l’église pour le balcon sur les Pyrénées.
  3. Chapelle Notre-Dame-de-Pitié. Son abside date du XIIe siècle.
  4. Embans et pousterles. Descendez les terrasses concentriques en cherchant les passages couverts et les maisons à pans de bois.
  5. Place d’Uzès. Là se dressait l’église Saint-Nicolas, détruite au XIXe siècle.

Carte de Castelnau-Barbarens et des villages voisins

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Villages documentés les plus proches

VillagePar la routeÀ vol d’oiseau
Pavie15,5 km, 21 min11,8 km
Gimont19,5 km, 21 min12,8 km
Simorre20,0 km, 25 min14,0 km
Montaut-les-Créneaux23,0 km, 33 min14,6 km
Auch18,9 km, 25 min15,6 km

Retrouvez tous les villages comparés sur la page Villages du Gers : bastides, castelnaux et bourgs.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un castelnau ?

C’est un village de forme circulaire bâti autour de son château, en position dominante. Castelnau-Barbarens en donne un exemple, avec ses rues en terrasses concentriques.

Que signifie le nom de Castelnau-Barbarens ?

Il se traduit littéralement par « nouveau château fort sur un site barbare ». Le château neuf de Barbarens a été édifié au XIIe siècle par les coseigneurs du lieu.

Que reste-t-il du château ?

Une tour carrée de 22 mètres, qui sert de clocher depuis le XIXe siècle. L’église actuelle a été construite à partir de 1865 sur l’emplacement du château. L’office de tourisme signale aussi, sur la place du village, une tour qui protégeait la partie castrale du site.

Combien de temps prévoir pour visiter Castelnau-Barbarens ?

Une heure pour les ruelles, la tour, l’église et la chapelle. Les boucles balisées de 8 à 10 kilomètres ajoutent une demi-journée pour qui veut marcher.

Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.

Sources : Wikipédia (article « Castelnau-Barbarens », CC BY-SA 4.0), Tourisme Gers et office de tourisme Grand Auch Cœur de Gascogne (pages « Castelnau-Barbarens, village médiéval » et « Les Embans »), base Mérimée (aucune notice pour la commune), INSEE via l’API Géo, consultés le 19 octobre 2026. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors.

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