Simorre : église fortifiée classée, sauveté de 1141 et halle centrale
Simorre est l’une des plus anciennes sauvetés du Gers. Son église abbatiale Notre-Dame, de brique, ressemble à une forteresse avec ses créneaux et ses tourelles. Elle est classée depuis 1846, et l’église Saint-Valentin de Baillasbats est inscrite depuis 1978.
Repères
| Pays historique | Astarac |
|---|---|
| Intercommunalité | Communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone |
| Type | Sauveté |
| Fondation | 1141 |
| Population | 688 habitants (INSEE, 2023) |
| Superficie | 35,7 km² |
| Monuments protégés | 2 (base Mérimée) |
Simorre se classe au 49e rang des 458 communes du Gers par la population. Elle compte 2 monuments protégés : 70 communes du Gers en comptent au moins autant, sur les 164 qui ont au moins un monument protégé. Sources et méthode : voir la page Villages du Gers.
Histoire en bref
La ville, détruite par un incendie, est rebâtie en 1141 près de la Gimone, sur un enclos donné par les Bénédictins de Simorre. L’abbé, qui en est le seigneur, leur accorde des coutumes en 1268. L’abbaye est attestée dès 817.
Au Moyen Âge, Simorre est un haut lieu de la production d’odontolite, une gemme utilisée en joaillerie et appelée turquoise de Simorre. Le village compte 1 842 habitants en 1851, contre 688 en 2023. Il garde sa vieille halle centrale et de nombreuses maisons à colombages et à encorbellements.
À voir à Simorre
L’église abbatiale Notre-Dame
La notice officielle (église Saint-Cérase) décrit une église fortifiée en briques, de plan carré, cantonnée de tourelles et d’un donjon, surmontée d’une tour octogonale à créneaux. Elle date du premier quart du XIVe siècle (1309). Le portail sud, gothique, porte huit chapiteaux sculptés de chimères, d’hippocampes et de basilics. Les vitraux datent des XIVe et XVIe siècles. Wikipédia attribue à Viollet-le-Duc, au XIXe siècle, le parti fortifié actuel et l’emploi de briques rapportées. L’église est classée depuis 1846.
L’église Saint-Valentin de Baillasbats
L’église du XVIIIe siècle a un clocher-mur à décrochements, un chevet semi-circulaire et une nef couverte d’un lambris, avec la chapelle de la Vierge au nord. Elle se dresse sur l’ancien site castral de Baillasbats, dont aucun vestige n’est visible. Elle est inscrite depuis 1978.
Saintes et le tombeau de saint Cérats
La chapelle primitive du tombeau de saint Cérats, à Saintes, est vendue comme bien national en 1793 puis rasée. Le pèlerinage reprend en 1815, et la chapelle est relevée de 1842 à 1844. Depuis 2015, l’association Les Amis du Patrimoine de Saintes réhabilite l’édifice.
Monuments protégés : construction et protection
| Monument | Construction | Protection |
|---|---|---|
| Église Saint-Cérase | 1er quart du XIVe siècle (1309) | classé 1846 |
| Église Saint-Valentin | XVIIIe siècle | inscrit 1978 |
La date de construction et la date de protection d’un édifice sont deux choses distinctes : la protection est un arrêté pris des siècles après la construction.
Carte de Simorre et des villages voisins
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Villages documentés les plus proches
| Village | Par la route | À vol d’oiseau |
|---|---|---|
| Lombez | 19,4 km, 29 min | 12,8 km |
| Castelnau-Barbarens | 20,0 km, 25 min | 14,0 km |
| Samatan | 22,7 km, 30 min | 15,5 km |
Retrouvez tous les villages comparés sur la page Villages du Gers : bastides, castelnaux et bourgs.
Pour aller plus loin : les monuments protégés du Gers, la carte du patrimoine du Gers et les circuits en voiture par pays gascon.
Sources : Wikipédia (article « Simorre », CC BY-SA 4.0), base Mérimée (notices PA00094932, PA00094933, Licence Ouverte 2.0), INSEE via l’API Géo. Distances par la route : OSRM, données © OpenStreetMap contributors. Données au 20 octobre 2026.
